Nous
saluons donc les efforts de tous ceux qui se mobilisent contre le
martyre de ces enfants.
*
Nous
voudrions néanmoins rappeler, que, contrairement à ce que nous
voyons parfois défiler
sur certains slogans, il ne doit pas s'agir
ici d'une lutte contre un « eugénisme d'État ».
En
effet, le recours massif, et quasi-systématique concernant les
enfants trisomiques, à l'avortement, n'est pas la conséquence d'une
politique eugéniste menée par le Gouvernement.
Il
s'agit plutôt, et il semble important de le reconnaître afin d'en
tirer des conclusions politiques plus larges et
pertinentes, d'une conséquence de
l'absolutisation de l'individualisme et de
la dissolution de tous les cadres qui structurent la société.
C'est au nom de l'égoïsme et de la pseudo-liberté individuelle que
l'IVG fauche des centaines de milliers
d'enfants chaque année.
Lorsqu'une
mère choisit de tuer son enfant parce qu'elle apprend qu'il est
atteint de trisomie 21, elle n'agit
nullement dans
le but de se conformer à un objectif de
pureté ou de qualité raciale et
biologique ; loin de là, elle agit par pur
égoïsme, par
facilité et refus
du sacrifice.
Les
causes du massacre des enfants trisomiques dans le ventre de leur
mère n'est donc pas à rechercher dans les politiques qui cherchent
à assurer la qualité biologique du
peuple, mais dans les politiques qui négligent au contraire de
prendre soin de la santé biologique, mentale, morale
et spirituelle du
peuple. Les
causes sont à rechercher dans les politiques qui laissent,
pour quelque raison que ce soit,
l'individualisme s'ériger en règle absolue, la liberté
individuelle et l'hédonisme se faire mesure de tout.
Il
est notamment très intéressant de remarquer que parmi les deux
seuls facteurs reconnus par la médecine comme facteurs de risque de
la trisomie 21, l'on trouve un élément sur lequel l'État a en soi
le pouvoir d'agir et d'influer.
En
effet ces deux
facteurs reconnus comme facteurs de risque de trisomie
21 sont :
- Premièrement
la présence d'une anomalie chromosomique (chromosome 21 lié à un
autre chromosome) chez l'un des parents ;
- Et
deuxièmement l'âge maternel au moment de la fécondation :
En effet, le risque de trisomie passe de 1 cas sur 1 500 naissances à
20 ans à 1 cas sur 100 à 40 ans.
C'est
sur ce second facteur que la politique peut influencer. Pour rappel
en effet, selon les statistiques de l'INSEE, les femmes françaises
auraient leur premier enfant à 28,5 ans en 2015, c'est-à-dire 4,5
ans plus tard qu'en 1974. En 2019 il est passé à 28,8.
On
constate donc que les femmes françaises ont leur premier enfant de
plus en plus tard : il ne semble dès lors pas absurde d'émettre
l'hypothèse selon laquelle cette évolution pourrait avoir une
influence sur le taux de survenue de trisomies 21.
Dès
lors, une politique qui serait authentiquement eugéniste, et qui
veillerait non seulement à la qualité biologique de son peuple (car
il faut admettre qu'un fort taux de trisomie n'est pas en soi un but
souhaitable à atteindre) mais encore à son bien spirituel, mental,
social, et plus largement une politique qui servirait le bien commun,
devrait entreprendre de favoriser la possibilité pour la femme
d'être mère avant sa trentième année.
Cela
passe notamment par des politiques sociales et familiales, que la
doctrine nationaliste a largement détaillées et sur lesquelles nous
ne reviendrons pas ici par souci de synthèse, ainsi que par d'autres
mesures comme la lutte contre la contraception, contre les dérives
de perversion sexuelle et de dépravation morale, par la remise à
l'honneur de la religion catholique qui aide grandement à la
conservation de cellules familiales saines etc …